Julien Labouré, responsable de 3 Suisses Regilist, la parole est à vous
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Quelle est l'activité de Regilist au sein des 3 Suisses ?
Regislist est la régie interne du groupe. La structure existe depuis 1985 et emploie aujourd'hui quatre personnes. Nous agissons comme un courtier, qui achète et vend pour le compte de clients, annonceurs ou intermédiaires. Notre métier consiste à accompagner les entreprises dans le montage de leurs opérations de recrutement. En leur apportant du conseil dans le choix de leurs plans fichiers, mais aussi en leur proposant le savoir-faire et la puissance logistique des 3 Suisses, au travers de l'asile colis (soit 700 000 envois par mois) ou via la location de fichiers d'adresses postales, d'adresses e-mail et de numéros de téléphone. Et, cela va de soi, dans le respect de certains principes commerciaux : notre appartenance à un groupe nous empêche de travailler pour des entreprises concurrentes de nos propres activités (VPC, banque, assurance, crédit...).
Vous avez également un rôle de prestataire interne pour les 3 Suisses.
Bien sûr. Regilist travaille notamment sur l'achat des fichiers dans le cadre des opérations d'acquisition de clientèle et sur l'enrichissement des données propriétaires.
Et en l'occurrence, on imagine que ce double statut de courtier et de gestionnaire d'adresses propriétaires vous donne une vision assez avertie du marché de la donnée...
Effectivement, nous connaissons bien le marché et ses acteurs, dont nous testons régulièrement les offres. Soit à des fins de prospection : nous nous rapprochons de producteurs ou de fournisseurs de fichiers pour acheter des adresses de consommatrices qui ne sont pas clientes 3 Suisses. Soit dans une démarche d'enrichissement : en croisant des fichiers tiers avec les nôtres afin d'obtenir des données complémentaires sur nos clientes.
Que recherchez-vous en priorité en matière d'offre ou de prestation de service ?
Un volume suffisant, des processus très sécurisés et la qualité des données.
Vous avez choisi d'utiliser List Up. Qu'est-ce qui vous a intéressés dans cette offre ?
Plusieurs choses. Le volume d'une part. List Up est l'une des plus grosses mégabases du marché : 32 millions d'individus de plus de 18 ans. Pour un groupe comme Les 3 Suisses, qui dispose d'une base très importante, cette dimension de quantité s'avère indispensable. Ensuite, j'ai tissé une relation de longue date avec WDM, qui est notre déduplicateur pour les campagnes d'acquisition. Ils nous connaissent bien. On peut véritablement parler d'un rapport de confiance. Nous utilisons List Up à des fins d'enrichissement en adresses e-mail. Et je sais que les règles de déduplication appliquées par WDM répondent à un cahier des charges très strict. En outre, WDM est agréé 3 Suisses International.
Autres atouts ?
Le service. Dès lors que List Up aura trouvé dans sa base l'adresse électronique d'une de nos clientes, WDM va envoyer à celle-ci un pré-message pour lui proposer d'être contactée via e-mail par Les 3 Suisses. WDM va également nous soumettre une création de message-type, que nous sommes libres de valider ou pas. Bref, le travail est mâché. Dernier argument non négligeable : le prix. La mutualisation permet à List Up de se situer dans les moyennes basses du marché.
Pourquoi vous limiter à l'enrichissement en adresses e-mail , alors que l'offre présente des potentiels de segmentation uniques sur ce type de volume ?
List Up permet effectivement de travailler sur de nombreuses variables de segmentation et offre donc des pistes d'enrichissement plus diverses qui peuvent s'avérer très utiles. Prenons le cas d'un pure player qui n'aurait en base que des adresses électroniques. Avec List Up, il va pouvoir, par recherche inversée, obtenir des adresses postales de ses clients et amorcer une stratégie de fidélisation multicanal. L'outil propose également des champs d'enrichissement très intéressants : dates de naissance adulte, conjoint et enfant, CSP, propriété immobilière, numéro de téléphones portables... En ce qui nous concerne, nous savons déjà beaucoup de choses sur nos clientes. Les 3 Suisses disposent d'une des plus grosses bases de données comportementales du marché, riche de plus de millions d'adresses dûment renseignées. C'est pourquoi nous n'avons pas nécessairement besoin de solliciter toutes les fonctionnalités d'un outil comme List Up.
Cela signifie-t-il également que l'e-mail devient pour vous un média central ?
Mes règles sont les règles de base de tout vendeur à distance : je dois faire en sorte de proposer la bonne offre, à la bonne personne, au bon moment et en utilisant le bon canal de contact. Un VADiste bâti sur un modèle traditionnel doit s'adapter aux évolutions de la consommation. Aujourd'hui, plus de 50% des commandes passées auprès des 3 Suisses se font via Internet. L'évidence du média e-mail est avérée et nous nous travaillons dans ce sens. Comme d'ailleurs l'ensemble de la vente à distance
En termes de performances, quel bilan pouvez-vous tirer de l'utilisation de List Up ?
Je n'ai pas suffisamment de recul à ce jour pour répondre avec précision. En tant que spécialistes de l'adresse, nous avons besoin de projeter de nombreux indicateurs et de travailler sur des critères de mesures très fins pour arrêter des conclusions significatives. Or nous n'utilisons List Up que depuis mars 2009. En revanche, il est évident que la taille de la base List Up est un argument en soi. Et puis, ce que je sais, d'expérience, c'est que WDM connaît suffisamment le monde de la donnée et les besoins des entreprises pour proposer des offres adaptées à ses clients.
Très concrètement, comment se passe le partenariat avec WDM ?
Pour nous, c'est hyper simple. Une fois que nous sommes tombés d'accord sur le contrat et les modalités, nous fournissons à WDM le fichier sur lequel nous souhaitons acquérir de la donnée et c'est tout. WDM s'occupe de tout : la déduplication, le rapport d'activité, l'envoi du pré-message, la livraison des adresses qui n'ont pas signifié de refus et une proposition de création. Je dirais que de notre côté, nous n'avons qu'à sécuriser les flux.